Retour sur le Webcom 2010 et l’état des réseaux sociaux au Québec

Le 26 mai dernier se tenait la huitième édition du Webcom à Montréal. Près de 1000 personnes se sont donc réunies dans les locaux de L’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) pour assister à plus de 30 séances et conférences sur le thème des communications interactives et du Web 2.0.

Grâce à iWeb qui m’a permis d’y assister (merci boss 😉 j’ai eu l’occasion de passer une journée fort enrichissante, en plus de discuter avec quelques clients et amis, je pense notamment à Patrick Pierra et l’équipe du portail Branchez-vous! ainsi que Martin Lessard, un des grands spécialistes québécois des communications numériques.

Histoire de glaner de nouvelles idées et comparer les pratiques de chacun, j’ai pour ma part suivi avec intérêt les conférences qui traitaient d’animation de communauté, que soit sous un angle de communications au sens large ou sous un angle plus résolument marketing en vue d’une application dans le cadre d’une stratégie d’entreprise. Les présentations de Jimmy Wales, le fondateur de Wikipédia, Chris Heuer et Kristie Wells de socialmediaclub.org, Connie Bensen d’Alterian et Jean-François Renaud de K3 ont particulièrement attiré mon attention. J’aurais certainement l’occasion de synthétiser le tout dans un prochain article.

En attendant j’aimerais partager avec vous quelques statistiques que dévoilait Najoua Kooli du CEFRIO sur l’état de l’utilisation des réseaux sociaux au Québec lors de la première présentation de la journée.

On y apprenait notamment que 73% des Québécois ont maintenant accès à Internet et que deux tiers des internautes québécois utilisent les réseaux sociaux sous une forme ou sous une autre. 48% des québécois qui fréquentent les réseaux sociaux disent le faire tous les jours.

Facebook est semble-t’il l’application 2.0 qui a connu la plus grosse percée. Toutefois cette donnée est à prendre avec des pincettes car la vague de désapprobation que connait Facebook face à sa politique de (non-)respect de la vie privée pourrait provoquer un mouvement massif de désintérêt de la part des internautes. Rappelons que le 31 mai plusieurs appellent à quitter le réseau dans le cadre du QuitFaceBookDay. À voir si le mouvement sera effectivement suivi.

Autre donnée intéressante, le courriel semble être maintenant favorisé par rapport au clavardage en tant qu’habitude de communication numérique, notamment auprès des 18-24 ans, mais les 35-54 les rattrapent d’assez près. Pour ce qui est des blogues, 2,3 millions de québécois disent en lire mais moins de la moitié y participent par leurs commentaires. C’est encore une minorité qui crée un blogue et qui l’anime de manière régulière, minorité principalement constituée par des 18-34 ans.

Quant à Twitter, seulement 615.000 québécois y sont abonnés, ce qui constitue environ 9% de la population, et on y compte deux fois plus d’hommes de que femmes. Ce pourcentage n’a que très peu varié depuis la dernière mesure du CEFRIO il y a un an. Twitter est encore perçu comme une affaire de professionnels et seulement 15% de ses utilisateurs québécois « tweetent » tous les jours.

Pour terminer, un chiffre qui intéresse tout particulièrement une entreprise comme iWeb: 75% des internautes québécois disent être influencés par des avis diffusés dans les réseaux sociaux et 18% interagissent directement avec les entreprises par le biais d’Internet.

Vous retrouvez-vous dans ces chiffres?

J’ai à l’origine écrit cet article sur le blogue d’iWeb, il y est également disponible en anglais et en espagnol.

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