WordPress 3.0: pas seulement pour les blogues

WordPress est probablement l’un des système de gestion de contenus les plus connus. Il en existe de nombreux autres, TikiWiki ou Impress CMS pour en nommer quelques uns, mais quand il s’agit de gérer un blogue, WordPress est certainement le plus populaire. La popularité du logiciel, dont le développement est dirigé par l’équipe d’Automattic, est telle qu’elle a détrôné Movabletype, le CMS de SixApart qui a été pendant des années le chef de file en la matière.

WordPress qui a débuté comme une simple plateforme de publication de blogues, a évolué avec le temps pour devenir un système de gestion de contenus à part entière et une solide plateforme de développement de sites web, notamment grâce à la multitude d’extensions, de widgets et de thèmes développés par une communauté de développeurs sans cesse grandissante. WordPress est même utilisé pour gérer des communautés grâce à BuddyPress, un version spéciale qui offre des fonctionalités de type Facebook, des forums avec Simple:Press ou encore des paniers d’achats avec l’extension WP e-Commerce.

WordPress à atteint un grand niveau de maturité et la dernière version, 3.0, qui vient d’être publiée est sans conteste la plus achevée. Après un an et demi de travail de la part de plus de 200 contributeurs bénévoles, de nombreux bogues ont été réglés et un grand nombre de fonctionnalités réclamées par les utilisateurs a été intégré (voir la liste complète sur le site officiel).

Une visite guidée de la version 3

L’interface d’administration a été modifiée et allégée et le système d’aide contextuelle a été généralisé.

Les développeurs apprécieront également les nouvelles APIs qui leur permettrons de créer et gérer plus facilement les différents éléments d’un thème, notamment les types de pages et les menus. Un nouveau thème par défaut, nommé Twenty Ten, utilise et met en valeur toutes les nouvelles fonctionnalités disponibles aux développeurs.

Toutefois, la caractéristique la plus attendue est l’intégration des fonctions multi-usagers (MU) qui permettent la gestion de plusieurs sites à partir d’une seule et même installation de WordPress.

Pour plus de détails, regardez la visite guidée en vidéo (en anglais seulement):

WordPress 3.0: Mise à jour ou nouvelle installation?

Si vous êtes déjà un utilisateur de WordPress vous attendiez certainement avec impatience d’en effectuer la mise à jour. Il y a deux manières d’effectuer une mise à jour vers la version 3.0. Soit en faisant une nouvelle installation complète ou bien en utilisant la fonction de mise à jour intégrée au tableau de bord de WordPress.

La première manière est plus compliquée mais elle vous donne le plus de contrôle et elle est à recommander si la configuration de votre site est complexe, notamment si vous utilisez de nombreuses extensions et un thème personnalisé.

La mise à jour par le tableau de bord est plus simple mais il arrive parfois des situations où un message d’erreur se produit:

"Fatal error: Allowed memory size of 33554432 bytes exhausted (tried to allocate 3516487 bytes) in ...."

Selon ce que plusieurs rapportent, le problème serait du au fait que la taille du fichier de mise à jour est maintenant plus volumineux qu’auparavant notamment à cause de la fusion des fonctionnalités de MU et du nouveau thème Twenty Ten. WordPress nécessite maintenant plus de mémoire pour compléter le téléchargement et l’opération épuise parfois la quantité de mémoire assignée par défaut aux scripts PHP sur le serveur Web, d’où l’erreur.

Si vous rencontrez l’erreur rien n’est perdu. Il suffit simplement de faire une légère modification à votre fichier php.ini en y ajoutant cette ligne:

memory_limit = 64M ; Maximum amount of memory a script may consume (64MB)

Si le paramètre existe déjà et utilise une autre valeur (généralement 32MB), remplacez l’ancienne ligne par la nouvelle.

Si votre site est hébergé dans un environnement partagé et que votre hébergeur vous donne la possibilité d’utiliser un fichier php.ini personalisé, rien de plus simple. Créez simplement un fichier texte, nommez-le… vous l’aurez deviné, « php.ini » et sauvegardez-le dans un endroit privé de votre serveur.

Créez ensuite un fichier .htaccess (ou éditez-le s’il existe déjà) à la racine de votre site web (par exemple dans /www/ ou /public_html/) et ajoutez la ligne:

suPHP_ConfigPath /chemin/complet/vers/le/repertoire/ (indiquez le chemin exact du répertoire qui contient votre fichier php.ini).

Dans tous les cas, quelle que soit la méthode de mise à jour que vous choisirez vérifiez la compatibilité de vos extensions avec la version 3 et surtout, faites une sauvegarde de votre base de données avant de procéder. Cela vous évitera bien des maux de tête en cas de problème.

J’ai écrit cet article à l’origine sur le blogue d’iWeb, il y est également disponible en anglais et en espagnol.

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